
Une colo, c'est des activités, des ateliers, mais aussi des délires avec les anims...
Je ne sais plus qui disait que les animateurs étaient de grands enfants... Il y a un peu de ça. Entre les courses de luge, les batailles de boules de neige, le trivial poursuit jusqu'à 4h du mat, et le jeu du pistolet...
Le jeu du pistolet, c'est toute une histoire.
Il y avait, au milieu de cette équipe d'animation, un petit pistolet. Assez petit pour tenir planqué dans la poche. Le but du jeu est de ne pas avoir le pistolet lors de la réunion d'équipe, après le coucher des enfants. Il est donc impératif de s'en débarrasser avant l'heure fatidique. Et pour s'en débarasser, la procédure est simple. Il faut utiliser l'arme pour killer un autre animateur. Il faut lui tirer dans le dos (normal), sans aucun témoin, animateur ou enfant, et sans avoir été vu par l'animateur en question.
Quand on sait que l'animateur qui arrive en réunion avec le pistolet se voit affublé d'un gage (qui va s'occuper du lever des enfants demain? ... Qui a le pistolet?), on comprends que très vite, la méfiance a gagné l'équipe. On se déplace en longeant les murs, on reste toujours entourés d'enfants. Dans les couloirs, on se fait des courtoisies infinies "mais va y, passe devant..."
La tension atteint son paroxysme aux environs de 22h, juste avant la réunion. C'est le "moment critique" Une seule question dans les esprits: Who has the gun?.
Cela donne lieu à des scènes d'anthologie...
-Bernard, vient nous aider, on a un problème avec la chambre des grands relous!
-Non, attends, je te connais, t'as le pistolet...
-Oui, c'est vrai, j'ai le pistolet, mais c'est pas pour ça, on a vraiment un problème, il faut que tu vienne...
-C'est ça, c'est ça, moi je bouge pas tant que t'as pas déposé les armes...
Le pire, c'est que pour le killer, Bernard, on avait vraiment pas besoin d'inventer un stratagème aussi gros!