Ce soir, je dévoile tout!
Je suis sure que vous aurez repéré le titre volontairement accrocheur. Je me disais, fin 2009, que tant qu'à être en plein intermède (c'est ainsi que je baptise poétiquement mes périodes de célibat), j'avais envie de revisiter mon CV relationnel. Et puis, c'est amusant de faire une rétrospective.
12 ans: premier baiser.
Dans un jardin avec quelques amis, on joue au jeu de la bouteille. Il n'y a qu'un seul garçon, mais à l'époque, on était toutes amoureuses de lui. Je ne me souviens même plus de son nom, mais j'ai une image floue de son visage dans ma mémoire. Un instant fugasse d'enfance et le premier pas vers l'adolescence.
13 ans: premier « petit ami »
Lui, je m'en rappelle un peu mieux. Il s'appelait David. C'est pendant les vacances et c'est avec lui que je fais mon premier « baiser avec la langue ». J'étais aussi fière que mes copines étaient jalouses, je pouvais danser les slows dans ses bras et l'embrasser, marcher dans les rues en lui tenant la main. Ça a duré trois semaines, puis je l'ai perdu de vue à la fin des vacances. Tout était logique et simple... Parfois, j'aimerais encore avoir 13 ans.
15 ans: premier rateau.
Nous sommes encore pendant les vacances. Le ciel est étoilé, il est allé s'assoir sur la plage, il regarde les vagues. Je m'assois près de lui et je tente une approche subtile « tu aimerais sortir avec moi? ». Il m'explique que je suis quelqu'un de super, mais qu'il ne voit pas l'intérêt de sortir avec quelqu'un pour une semaine ou deux pendant les vacances. Sur le coup, ça m'attriste. Ça m'attriste encore plus quand deux jours après, il sort avec ma meilleure amie Sabrina. Mais c'est juste mon égo qui en prend un coup, et il s'en remet très vite. Encore une fois, quand je vois comme nos histoires étaient simples et logiques, mes 15 ans me manquent.
16 ans: premier « vrai » copain.
Là, ça commence à être un peu plus sérieux. J'ai 16 ans, on s'est longtemps tournés autour, on est bien ensembles. Mais très vite, il me présente à ses amis et sa famille et s'entend très bien avec ma famille. Nous devenons un couple « officiel ». Je prends alors peur devant ce que je ressens comme un piège, et deux mois après le début, lui annonce que c'est finit car « ce n'est plus comme avant, je ne ressens plus l'amour du début ». A l'époque, deux mois c'était beaucoup. La vérité, c'était que j'étais morte de peur face à sa rapidité à s'engager avec moi, et que j'étais bien trop jeune pour ça.
17 ans : première rupture subie.
C'est encore pendant les vacances. Il est vraiment très beau, je rêve de sortir avec lui, mais n'ose pas trop. C'est un peu le bad boy qui fait rêver toutes les filles de 17 ans. Il fume, il boit, il travaille déjà au black. Tout ceci est très excitant. (avec le recul, ça semble surtout stupide...). Je l'embrasse dans un moment de folie, et nous sortons ensembles. Je n'ose croire à ma chance, mais déchante assez rapidement, car le bad boy est vraiment un bad boy. En fait. Il insiste pour que je l'accompagne sous la douche, lourdement, pour faire des choses que je n'étais pas prête à faire. Je refuse, il insiste, je tiens bon, car je n'ai que 17 ans et que je ne suis pas prête. Il me largue le lendemain car « il a des problèmes de famille et ne va pas très bien. ». Je suis profondément dégouttée.
20 ans : Première vraie relation.
Premier amour. (comme dirait mister Y, "celui qui fait maaaal") Premières grandes découvertes. C'est avec l'Ex ex ex ça durera deux ans et demi. Je ne vois pas comment je pourrais résumer ça en quelques phrases. C'était bien et c'était réel. C'est aussi la première grande rupture qui fait vraiment mal.
22 ans : Première abîme de doute
Il vaut mieux parler d'abîme de doute que de fosse sceptique. Première relation avec un Ecossais. Je ne sais pas si c'est une vraie « première », car le fait qu'il soit écossais ne change rien à la relation. C'est compliqué car j'aime encore l'ex ex ex. Je sais que ça ne pourra pas fonctionner à cause de cette simple constatation: mon coeur n'est pas prêt, je suis encore amoureuse et pas prête d'en guérir. A 20 ans, les relations sont plus fortes, les sentiments plus grands, mais tout est plus compliqué et douloureux... Je me prend trop la tête.
23 ans: Deuxième relation à laquelle je crois.
Je l'ai encore rencontré à l'IEP, celui là. (comme quoi il vaut mieux faire des études de sciences politiques que de sortir en boîte pour rencontrer des gens biens.). Biensur, c'est ptit tigre. Deuxième __rupture__. Mais comme je sais ce que c'est, ça ne fait presque pas mal, et je sais tout de suite quoi faire pour me sentir beaucoup mieux.
Quand je regarde tout ça, je me dis qu'entre 15 et 17 ans on était beaucoup mieux. L'amour c'était facile, les ruptures et les râteaux, ça faisait presque rire. Ce qui comptait le plus, c'était de pouvoir s'embrasser et de passer du temps ensembles, et on s'en fichait du futur. De toute façon, on n'était pas prêts à s'engager.
Et maintenant, on a grandi. Tout est plus compliqué et parfois pathétique, mais d'un autre coté, on ressent bien plus les choses maintenant...
Et pour être honnête la situation de la marmotte a Encore changé (de même que son statut facebook). J'ai trouvé un nouvel animal très particulier, alors que je clamais à tout le monde que pour moi "les mecs c'était fini" et que "j'allais me consacrer à mes études et ma carrière".
Ca fait beaucoup d'histoires à raconter mais je manque de temps. Je ne vous oublie pas, alors je reviendrais avec de nouvelles BDs dès que les choses se seront un peu calmées autour de moi!